Liste des publications

  • Date

    TRIBUNE INTERSYNDICALE PARUE DANS LIBERATION

    CONFÉDÉRATION

    Depuis des mois, une partie du patronat déploie un lobbying intense pour retarder ou empêcher l’application de la directive européenne sur la transparence salariale, dénoncent les principales organisations syndicales.

    L’égalité salariale ne peut plus attendre !

    À travail de valeur égale, salaire égal. Ce principe connu et inscrit dans le droit depuis des décennies reste une promesse non tenue. Les écarts de rémunération persistent, les métiers à prédominance féminine restent insuffisamment reconnus, précarisés, sous-payés et invisibilisés.

    La directive européenne relative à la transparence salariale ouvre enfin des leviers concrets pour gagner l’égalité femmes/homme au travail. Elle donne de nouveaux droits à l’information, ouvre la comparaison des métiers entre eux et inverse la charge de la preuve en cas de discrimination. Elle oblige les entreprises à regarder leurs pratiques salariales en face et remet au cœur du dialogue social une question essentielle : comment reconnaître justement la valeur réelle du travail ?

    Dans un contexte où les salaires, le pouvoir d’achat et la reconnaissance du travail sont au centre des préoccupations, les travailleuses et les travailleurs demandent de la clarté, des droits, de l’équité et des garanties.

    Face à cet enjeu majeur, l’attitude d’une partie du patronat et des employeurs publics est profondément irresponsable. Dans les discours, tous affirment leur attachement à l’égalité professionnelle. Mais, dès qu’il s’agit de se donner les moyens de la rendre effective, les résistances se multiplient. Depuis des mois, en Europe et en France, une partie du patronat a déployé un lobbying intense pour retarder, affaiblir ou empêcher l’application de cette directive. Maintenant qu’un projet de loi est sur la table, cette stratégie se poursuit : procès en complexité, arguments juridiques fallacieux, et parfois même fausses informations.

    Non, la transparence salariale ne signifie pas que tout le monde connaîtra le salaire de tout le monde. La directive protège les données individuelles et encadre strictement l’accès aux informations. Présenter le texte comme une menace pour la vie privée relève de la manipulation.

    Non, la directive n’a pas pour objectif d’uniformiser les salaires ni de nier la reconnaissance des parcours professionnels. Elle demande, au contraire, que les critères de rémunération soient objectivés. Les entreprises et les employeurs publics savent déjà mesurer les objectifs, les qualifications, la performance ou les responsabilités quand cela sert leurs politiques internes. Il n’y a aucune raison qu’elles ne sachent pas aussi mesurer la valeur des qualifications dans les métiers féminisés, les conditions de travail, la charge mentale et les responsabilités réelles.
    Non, la transparence ne crée pas l’insécurité juridique. Ce qui crée les contentieux, ce sont les discriminations, les écarts injustifiés, l’opacité et le sentiment d’injustice. Quand les règles sont claires, quand les représentantes et les représentants du personnel peuvent jouer leur rôle, quand l’équité de traitement est assurée, le dialogue social est renforcé.

    Non, l’affichage d’une fourchette salariale dans les offres d’emploi ne rigidifie pas le recrutement. Comment prétendre renforcer l’attractivité des métiers sans dire clairement quelle rémunération est proposée ? La vraie crainte c’est que cette transparence ouvre des discussions sur les écarts existants.

    Non, enfin, il n’est pas sérieux de dénoncer une prétendue surtransposition dès lors qu’il s’agit de rendre effectif un principe fondamental. Une directive européenne fixe un socle minimal. Rien ne justifie que la France cherche à en faire le moins possible. Tant que l’égalité réelle n’est pas atteinte, il faudra toujours mener des combats syndicaux.

    La transposition de cette directive n’est pas un sujet technique c’est un enjeu social, démocratique et féministe. C’est une question de justice au travail et de confiance dans les règles collectives et dans la capacité de notre pays à faire respecter les droits fondamentaux.

    Les organisations syndicales sont prêtes à se saisir pleinement des outils ouverts par cette directive. Elles sont prêtes à discuter des classifications, des critères de rémunération, des écarts injustifiés, des mesures correctrices et de la reconnaissance de la valeur du travail. Mais le dialogue social suppose que chacun accepte d’entrer dans la discussion. On ne peut pas proclamer son attachement à l’égalité salariale et tout faire pour empêcher les travailleuses et les travailleurs d’obtenir les moyens nécessaires pour la faire respecter.

    Nous appelons donc le gouvernement et le Parlement à ne pas céder aux pressions. La transposition doit être fidèle à l’esprit de la directive Elle doit garantir des droits effectifs et créer les conditions d’un dialogue social utile, exigeant et transparent.

    Les États membres ont validé ce texte, ils ont désormais l’obligation de l’appliquer. La France ne peut pas prétendre exercer un leadership européen sans se montrer exemplaire. Respecter l’Europe, c’est respecter les règles communes lorsqu’elles font progresser les droits sociaux.

    L’égalité salariale n’est pas une contrainte, c’est une exigence de justice sociale. Ce n’est pas une menace pour la performance C’est une condition d’égalité et de cohésion sociale. Et ce n’est pas une option : c’est un droit.

     

    Signataires :

    Marylise Léon – CFDT
    Sophie Binet – CGT
    Frédéric Souillot – FO
    Christelle Thieffine – CFE-CGC
    Cyril Chabanier – CFTC
    Laurent Escure – Unsa
    Julie Ferrua & Murielle Guilbert – Solidaires
    Caroline Chevé – FSU

  • Date

    QUALITÉ DE VIE ET CONDITIONS DE TRAVAIL

    CONFÉDÉRATION

    Alors que les attentes des salariés évoluent, que les transformations du travail s’accélèrent et que les questions de santé mentale occupent une place croissante dans le débat public, la QVCT s’impose plus que jamais comme un sujet stratégique pour les entreprises.

    Mais de quoi parle-t-on réellement lorsqu’on évoque la qualité de vie et des conditions de travail ?

    Au-delà des dispositifs de bien-être, la QVCT interroge le sens et l’organisation du travail, les pratiques managériales, la reconnaissance professionnelle, l’autonomie, le dialogue social et la prévention des risques.

    A quelques jours de la Semaine pour la qualité de vie et des conditions de travail (15-19 juin), la CFE-CGC a interrogé Maxime Legrand, secrétaire national à l’organisation du travail et à la santé au travail de la CFE-CGC.

    Dans cette interview, Maxime Legrand revient notamment sur :

    🔹 les nouvelles attentes des salariés ;
    🔹 le rôle clé des manageurs dans la qualité du travail vécu au quotidien ;
    🔹 les enjeux de santé mentale et de prévention des risques psychosociaux ;
    🔹 l’impact du télétravail sur l’organisation du travail ;
    🔹 les propositions portées par la CFE-CGC pour faire de la QVCT un véritable levier d’engagement, d’attractivité et de performance durable.

    👇Découvrez l’entretien :
    « La QVCT est un levier de performance autant qu’un enjeu humain »

  • Date

    LETTRE INTERSYNDICALE À MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE

    CONFÉDÉRATION
     

    Le 27 mai 2026, une intersyndicale CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU interpelle par courrier Monsieur Sébastien Lecornu, premier ministre.

    Document joint : Lettre à Monsieur Sébastien Lecornu

    Bonne lecture…

  • Date

    COMPTE-RENDU RENCONTRE MINISTERIELLE DU 13 AVRIL 2026

    FÉDÉRATION CFE-CGC SANTÉ SOCIAL

     

    Lieu : Ministère des Solidarités, 14 avenue Duquesne, 75007 Paris

    Côté ministère : Mme Camille Galliard-Minier (ministre), M. Didier Jaffre (directeur de cabinet), Mme Emmanuelle Colleu-Platteau (conseillère).

    Côté CFE-CGC : M. Ali Frain (Président fédéral), M. Xavier Deharo (Vice-Président).

     

    La rencontre, à l’initiative de la ministre, s’est tenue dans un climat ouvert d’écoute et d’échanges. La délégation CFE-CGC a présenté un diagnostic de la crise structurelle que traverse le secteur social et médico-social, en s’appuyant sur des données statistiques : 28000 postes vacants, 87 % des structures en difficulté de recrutement, et des grilles salariales ayant progressé trois à quatre fois moins vite que l’inflation depuis trente ans.

     

    La CFE-CGC constate des impasses majeures : le désengagement des départements sur le financement du Ségur, le blocage total des négociations faute de financement de la CCUE, et des annonces gouvernementales sans moyens budgétaires. Nous avons insisté sur la nécessité de passer des promesses aux actes, en exigeant des engagements concrets, chiffrés avec un calendrier précis, et non de nouvelles conférences méthodologiques sans débouchés réels. Nous avons interpellé la ministre sur la fragilité de la parole politiques face aux contraintes budgétaires et aux cycles électoraux, qui privent le secteur de la visibilité pluriannuelle indispensable à son redressement.

     

    Sur le dialogue social, la CFE-CGC a demandé à être associé en amont des réformes : l’organisation d’états généraux du secteur, mise en place avant juin 2026 d’un groupe de travail paritaire sur SERAFIN-PH. La ministre a reconnu la légitimité de ces attentes.

    Trois exigences prioritaires ont été posées :

    • Financement effectif et pérenne du Ségur pour tous les professionnels de la BASSMS, y compris l’encadrement ;
    • Déblocage immédiat du financement de la CCUE pour permettre la reprise des négociations conventionnelles ;
    • Trajectoire salariale pluriannuelle contraignante intégrée dans les prochains PLFSS.

     

    Document de référence joint : Positions et propositions de la CFE-CGC Fédération Santé Social pour la rencontre avec Mme Galliard-Minier — « Positions CFE-CGC Ministre 13 avril 26 VF »

  • Rejoignez la CFE-CGC

    Découvrir
  • Date

    COMMUNIQUE DE PRESSE INTERSYNDICAL : « Pour une stratégie industrielle efficace »

    De la part de la Direction confédérale

     

    Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-joint un communiqué de presse intersyndical intitulé : « Pour une stratégie industrielle efficace ».

    Bonne lecture !

    Syndicalement vôtre,

  • Date

    Interview François Hommeril: Vœux et actualité 2026

    De la part de la Direction confédérale

    Bonjour à toutes et tous,

    La Direction confédérale est heureuse de vous présenter ses meilleurs vœux de santé et prospérité pour cette nouvelle année 2026.

    A cette occasion, vous trouverez ci-joint une interview de François Hommeril, Président confédéral, portant sur les grands chantiers à venir cette année.

  • Date

    REFORME DE L’ARS

    Réformer l’ARS pour mieux protéger la santé publique et les professionnels :

    telle est l’ambition portée par la CFE-CC Santé Social. Face aux limites du fonctionnement actuel des Agences Régionales de Santé, le syndicat avance une réforme structurante, centrée sur l’efficacité, la transparence et la reconnaissance des acteurs de terrain.

    Décryptage d’une proposition qui vise à redonner du sens à l’action publique en santé.

    Bonne lecture !

  • Date

    « 16 », bilan d’activité du groupe CFE-CGC au CESE novembre et décembre 2025

    De la part du groupe CFE-CGC au CESE

    Bonjour à toutes et tous,

    Le nouveau numéro du « 16 », bilan d’activité du groupe CFE-CGC au CESE pour les mois de novembre et décembre 2025 est disponible !

    Pour le consulter, nous vous invitons à cliquer sur le lien Calaméo ci-joint.

    Bonne lecture !

Pagination : 11 pages

Des questions ?

Retrouvez toutes les réponses à vos questions dans notre FAQ